Activité anti-bactérienne des huiles essentielles

 

  La pureté nécessaire à la commercialisation des huiles essentielles est d’autant plus importante que le principal secteur d’application aujourd’hui est l’aromathérapie, dont nous avons brièvement parlé. Ainsi, à l’issue de ce TPE, la question que nous pouvons nous poser est de savoir si cette propriété thérapeutique est fiable ou pas.

La fonction antibactérienne des huiles essentielles est utilisée depuis des siècles mais n’a été reconnue que récemment. Découverte scientifiquement au début du XXe siècle par le Dr Gattefossé, son utilisation s’est développée pour devenir depuis une trentaine d’années une véritable alternative aux antibiotiques lors des infections.

Cette fonction antibactérienne s’exerce de 2 manières différentes selon les micro-organismes :
-soit l’huile essentielle à une activité létale ou bactéricide : elle rend perméable la membrane du micro-organisme, provoquant une fuite d’ions potassium K+, ce qui implique la perte de l’osmose chimique de la cellule, suivie de sa mort
-soit elle a une activité inhibitrice ou bactériostatique : elle empêche la croissance du micro-organisme.

Les molécules des huiles essentielles qui permettent cette activité antimicrobienne sont les terpénoïdes, grâce à leur solubilité en phase aqueuse et à leurs propriétés lipophiles.
Parmi les terpénoïdes, les plus efficaces sont les alcools, les phénols et les aldéhydes.

Les huiles essentielle qui agissent le plus sur les microbes sont :
-l’huile essentielle de cannelle, riche en aldéhydes : bacille pyocyanique, par exemple, y est particulièrement sensible
-les huiles essentielles de thym, origan et sarriette, riches en phénols : le staphylocoque doré y est cette fois très sensible. 

 

 

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